Quand Israël est programmé, certains ne veulent plus débattre : ils veulent faire taire. Nous refusons cette censure.

Publié par Observatoire Juif de France le

L’Observatoire Juif de France, exprime son indignation totale face à la répétition de situations où toute présence israélienne — artistique, culturelle, sportive, intellectuelle ou associative — devient immédiatement suspecte, contestée, entravée, voire empêchée.

Nous le disons clairement : nous en avons assez.

Assez de voir des artistes, des créateurs, des intervenants, des films, des spectacles ou des représentants culturels sommés de se justifier non pour ce qu’ils disent, non pour ce qu’ils font, mais pour ce qu’ils sont censés représenter.

Assez de cette mécanique devenue presque automatique : dès qu’Israël apparaît dans une programmation, certains exigent l’annulation, la mise à l’écart, la déprogrammation ou le silence.

Assez de cette lâcheté culturelle qui consiste à céder aux pressions au lieu de défendre le débat, la pluralité et la liberté de création.

La critique d’un gouvernement, quel qu’il soit, est parfaitement légitime dans une démocratie. Mais exclure des personnes, des œuvres ou des institutions parce qu’elles sont israéliennes, ou liées à Israël, n’est pas un débat : c’est une mise au ban.

Et nous refusons cette mise au ban.

Nous défendons la liberté d’expression dans le cadre de la loi. Nous défendons le droit de critiquer, de contester, de débattre, de manifester. Mais nous refusons que la liberté d’expression soit détournée pour imposer le silence aux autres.

La liberté d’expression ne peut pas devenir le prétexte à la censure.
La liberté de conscience ne peut pas devenir le masque de l’exclusion.
Le militantisme ne peut pas devenir un droit de veto sur la culture.

Un festival, une salle, une université, une institution culturelle ou un événement public n’ont pas vocation à trier les artistes selon leur nationalité, leur origine, leur langue, leur drapeau ou leur appartenance supposée.

Nous ne demandons aucun traitement de faveur pour Israël.
Nous demandons simplement le même traitement que pour tous.

Or aujourd’hui, force est de constater qu’Israël est trop souvent soumis à un régime d’exception : suspicion permanente, procès d’intention, pressions organisées, appels au boycott, intimidations, annulations.

Cette logique est dangereuse. Elle fracture la société, abîme la culture, appauvrit le débat public et installe l’idée inacceptable qu’un artiste, un film, une troupe ou une œuvre pourrait être rejeté non pour son contenu, mais pour son origine.

Nous appelons donc les organisateurs de festivals, les institutions culturelles, les collectivités publiques, les financeurs et les responsables politiques à faire preuve de courage.

Ne cédez plus aux pressions.
Ne normalisez plus la censure.
Ne transformez plus la culture en tribunal idéologique.
Ne faites plus d’Israël l’exception permanente de la liberté d’expression.

Notre association s’opposera à toute forme de boycott culturel, à toute exclusion discriminatoire et à toute tentative d’intimidation visant à empêcher une représentation, une projection, une prise de parole ou une participation au seul motif qu’elle est liée à Israël.

La culture doit rester un espace de rencontre, de confrontation des idées, de liberté et de dignité. Pas un champ de chasse militant.

Nous le répétons avec force : on ne défend pas la justice en organisant l’exclusion. On ne défend pas la paix en imposant le silence. On ne défend pas la liberté en censurant Israël.

Contact presse : contact@ojfrance.fr


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