Nouvelle dérive de Mme Francesca Albanese : relativisation de la Shoah et motifs antisémites – la France doit exiger son éviction

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – OBSERVATOIRE JUIF DE FRANCE
Nouvelle dérive de Mme Francesca Albanese : relativisation de la Shoah et motifs antisémites – la France doit exiger son éviction.
L’Observatoire Juif de France (OJF) dénonce une nouvelle prise de position publique de Mme Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale des Nations unies, publiée sur son compte Facebook personnel, appelant l’Allemagne à « se décharger du fardeau de la culpabilité et de la responsabilité historique » pour les crimes du régime nazi.
Au-delà de cette injonction choquante — qui revient à banaliser et relativiser la mémoire de la Shoah — le texte glisse vers des formulations reprenant des motifs antisémites classiques : suggestion d’une « supériorité » juive, détournement accusatoire de l’idée de « peuple élu », et insinuation d’un projet de domination (« Élu pour gouverner ? ») projeté sur Israël.
Qu’une telle rhétorique émane d’une titulaire de mandat onusien est gravissime. Les Procédures spéciales sont tenues à un devoir strict d’impartialité, de retenue et de responsabilité. Mme Albanese ne peut se retrancher derrière un « compte personnel » : sa fonction donne à sa parole une portée institutionnelle, et ses publications ont un effet direct sur le climat de stigmatisation et sur la sécurité des Juifs en Europe.
L’OJF demande, sans ambiguïté :
- que le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères saisisse officiellement l’ONU et exige l’éviction de Mme Francesca Albanese de son mandat ;
- que la France demande l’ouverture d’un examen interne au regard du Code de conduite des Procédures spéciales (CDH, résolution 5/2) ;
- que les autorités françaises cessent toute position ambiguë et fassent preuve de cohérence : la lutte contre l’antisémitisme ne souffre ni prudence excessive ni deux poids, deux mesures ;
- que les médias appliquent la même exigence d’indignation et de rigueur lorsqu’un mandat onusien reprend des tropes antisémites.
Quand il s’agit d’Israël, certains sont prompts à condamner. Quand il s’agit de propos relativisant la Shoah et réactivant des clichés antisémites, le silence devient assourdissant. Ce silence n’est pas neutre. Il fabrique l’impunité.
La France doit choisir : l’ambiguïté diplomatique ou la cohérence républicaine.
Contact presse : contact@ojfrance.fr
0 Comments