Procès Rima Hassan renvoyé : l’Observatoire Juif de France dénonce une manœuvre dilatoire et réaffirme sa détermination.

Publié par Observatoire Juif de France le

Paris, le 7 juillet 2026

Ce jour devait se tenir, devant le tribunal de Paris, le procès de Mme Rima Hassan, députée française au Parlement européen, poursuivie pour apologie du terrorisme, à la suite de plaintes déposées par plusieurs associations.

À l’audience, la défense a sollicité le renvoi de l’affaire, soutenant ne pas avoir disposé du temps nécessaire pour prendre connaissance de certaines conclusions de parties civiles.

Le ministère public a, pour sa part, demandé que l’affaire soit retenue et jugée immédiatement.

Après s’être retiré pendant plus d’une heure, le tribunal a finalement décidé de renvoyer l’examen du dossier aux 19 et 20 octobre 2026.

L’Observatoire Juif de France prend acte de cette décision, mais exprime sa profonde déception, son indignation et son incompréhension.

Cette audience était attendue par les victimes, les associations et tous les citoyens attachés à la lutte contre l’antisémitisme, contre l’apologie du terrorisme et contre la banalisation de la violence politique.

Le renvoi prononcé ce jour ne saurait toutefois masquer la gravité du dossier.

Comme le rappelle Maître Julien Bensimhon, avocat de l’Observatoire Juif de France :

« Rima Hassan sait qu’il est interdit de présenter Kōzō Okamoto, qui a le sang de 26 civils sur les mains, tués froidement à la kalachnikov et à la grenade, comme un résistant. Elle sait aussi qu’il est interdit de présenter l’unique acte connu de la vie de ce terroriste, le massacre de l’aéroport de Lod en 1972, comme étant un “devoir”. C’est pourtant ce qu’elle a fait de manière délibérée en relayant un tweet faisant l’apologie de ce tueur. »

Pour l’Observatoire Juif de France, il ne s’agit ni d’un débat d’opinion, ni d’un désaccord politique, ni d’une controverse militante.

Il s’agit d’une question de droit.

L’apologie du terrorisme n’est pas une opinion.
La glorification d’un terroriste n’est pas une posture politique.
La présentation d’un massacre de civils comme un acte de résistance ou un devoir ne peut être banalisée.

Maître Julien Bensimhon ajoute :

« Elle sait donc qu’elle devra répondre de ces faits lorsque le tribunal examinera véritablement l’affaire. C’est pourquoi elle met tout en œuvre pour retarder l’issue de ce procès. Aujourd’hui, elle a, avec son avocat, adopté une stratégie procédurale qui a conduit au renvoi de son procès aux 19 et 20 octobre prochains. Mais il est important qu’elle sache que ce renvoi n’est qu’un délai : l’Observatoire Juif de France et son avocat veilleront à ce que le dossier soit examiné au fond. »

Avant l’audience, une manifestation de soutien à Mme Rima Hassan s’est tenue devant le tribunal. De très nombreux drapeaux palestiniens y étaient brandis, sans qu’aucun drapeau français ne soit visible.

Cette image interroge profondément.

Lorsqu’une députée française au Parlement européen comparaît devant une juridiction française, au nom de la loi française, il est légitime de s’interroger sur la portée politique d’une mise en scène exclusivement tournée vers une cause étrangère.

L’attitude de Mme Rima Hassan elle-même n’a fait que renforcer ce malaise. Elle s’est présentée devant les magistrats avec un keffieh et un éventail aux couleurs du drapeau palestinien.

Chacun est libre de ses convictions. Mais une enceinte judiciaire n’est pas une tribune militante. Le tribunal n’est pas une scène politique. Et la République ne peut devenir le décor d’une communication partisane.

L’Observatoire Juif de France rappelle que la liberté d’expression est un pilier de notre démocratie. Mais elle ne protège ni la légitimation du terrorisme, ni l’hommage ambigu à ceux qui ont massacré des civils innocents.

Ce renvoi ne constitue en aucun cas une victoire.
Il ne s’agit que d’un report.

Les faits seront examinés. Les responsabilités devront être appréciées. Et l’Observatoire Juif de France sera présent, déterminé, vigilant et fidèle à sa mission.

Nous faisons confiance aux magistrats pour que l’audience des 19 et 20 octobre 2026 permette enfin un examen complet, contradictoire et rigoureux de ce dossier.

Nous ne demandons ni vengeance, ni justice d’exception.
Nous demandons simplement que la loi républicaine s’applique à tous, sans privilège, sans intimidation et sans complaisance.

René Lévy
Président de l’Observatoire Juif de France

Contact presse ; ocntact@ojfrance.fr

Observatoire Juif de France

L’Observatoire Juif de France a besoin de vous

Faire un don

Un reçu fiscal vous sera adressé sous 48 heures.

Categories: OJF

0 Comments

Laisser un commentaire

Avatar placeholder

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *