Communiqué
« Camps de concentration » : l’Observatoire Juif de France dénonce l’inversion de la Shoah scandée dans les rues de Paris

« Camps de concentration » : l’Observatoire Juif de France dénonce l’inversion de la Shoah scandée dans les rues de Paris
Le jeudi 5 novembre 2026, à Paris, dans le cortège de l’association CAPJPO-EuroPalestine présidée par Olivia Zémor, des manifestants ont repris en chœur, à plusieurs reprises, le slogan suivant : « Ils ont peur de la révolution, ils préfèrent l’occupation, la colonisation, les camps de concentration. »
L’Observatoire Juif de France (OJF) condamne avec la plus grande fermeté cette assimilation de l’État d’Israël aux camps de concentration nazis. Comparer l’État juif aux bourreaux du peuple juif n’est pas une critique politique : c’est une inversion de la Shoah, qui retourne contre les descendants des victimes la mémoire de leur extermination.
Cette pratique est expressément identifiée comme une manifestation d’antisémitisme par la définition de travail de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), que la France a adoptée et que l’Assemblée nationale a approuvée par sa résolution du 3 décembre 2019.
Le même cortège a scandé « À bas les partenaires des génocidaires », « Ceux qui se taisent sont complices du génocide », et, lors de la même manifestation, des participants ont qualifié le Président de la République et des ministres de « dignes fils de Pétain ». Ces slogans entretiennent un climat de haine dont les Français juifs subissent directement les conséquences.
L’OJF rappelle qu’Olivia Zémor a été condamnée en première instance, le 26 mars 2026, par le tribunal judiciaire de Paris, pour apologie du terrorisme, jugement dont elle a fait appel et à l’égard duquel elle bénéficie de la présomption d’innocence.
Pour René LÉVY, Président de l’OJF : « Mettre en équivalence Israël et les camps de concentration, c’est salir la mémoire de six millions de morts et désigner à la vindicte ceux qui leur ont survécu. Nous ne laisserons pas ce discours se banaliser dans nos rues. L’OJF a placé ces faits sous veille juridique et se réserve d’engager toute action utile. »
L’OJF appelle les pouvoirs publics à la plus grande vigilance à l’égard des slogans scandés lors des manifestations, et les organisateurs à cesser d’y recourir.
Fondé en 1997, l’Observatoire Juif de France lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Contact presse : Observatoire Juif de France – 06 49 60 94 04– contact@ojfrance.fr – www.ojfrance.org
René Lévy
Président Observatoire Juif de France
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