« Journalistes tués à Gaza » : l’Observatoire Juif de France, demande la mise à jour et lacontextualisation des bilans après les révélations de la presse française

L’OJF salue le travail d’enquête mené par le quotidien Libération, relayé notamment par LCI dans l’émission 24H Pujadas, qui a établi que 46 personnes présentées comme « journalistes » parmi les victimes recensées dans la bande de Gaza étaient en réalité membres de la branche armée du Hamas ou du Jihad islamique palestinien.
Ces révélations ne reposent pas sur des allégations extérieures, mais sur les publications de ces organisations elles-mêmes : les hommages nécrologiques rendus par le Hamas et le Jihad islamique à leurs combattants tués, recoupés avec les listes de journalistes morts tenues par les organisations de défense de la presse.
À la suite de ces révélations, Reporters sans frontières a retiré plusieurs noms de son décompte. Cette démarche de rectification honore l’organisation et démontre que la mise à jour des bilans est à la fois possible et nécessaire. D’autres organisations, comme le Comité pour la protection des journalistes ou la Fédération internationale des journalistes, ont pour l’heure maintenu les noms concernés.
L’OJF rappelle que de véritables journalistes ont perdu la vie dans ce conflit et que leur mémoire mérite le respect. C’est précisément pour cette raison que la confusion entretenue entre journalistes et combattants — une stratégie délibérée d’instrumentalisation du statut protecteur de la presse — doit être dénoncée : elle déshonore la profession et fragilise la protection dont doivent bénéficier les journalistes sur tous les théâtres de guerre.
En conséquence, l’OJF demande à l’Agence France-Presse et à l’ensemble des rédactions :
1. Que toute reprise des bilans relatifs aux « journalistes tués à Gaza » soit désormais assortie d’une mention des révélations publiées par Libération et des retraits opérés par Reporters sans frontières ;
2. Que les chiffres cités soient systématiquement attribués à leur source, avec les réserves méthodologiques qui s’imposent ;
3. Que les rectifications nécessaires soient apportées aux contenus déjà publiés, conformément aux exigences déontologiques de la profession.
L’exactitude de l’information n’est pas une option : elle est la condition de la confiance du public dans la presse, que l’OJF entend défendre.
OJF – Association créée le 10 janvier 1997
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