LE 7 OCTOBRE NE PEUT DEVENIR LE POINT DE DÉPART REVENDIQUÉ DE « LA CAUSE PALESTINIENNE »

À l’occasion d’un entretien accordé aux lecteurs du quotidien Le Progrès, le 5 juin 2026 à Lyon, Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a déclaré :
« Aucun pays du monde n’a fait autant que la France pour la cause palestinienne depuis le 7 octobre. »
Ces mots sont graves.
Le 7 octobre 2023 ne constitue pas un simple repère chronologique dans l’histoire du conflit israélo-palestinien. Cette date est celle du plus grand massacre antisémite commis depuis la Shoah : des civils assassinés, torturés, violés ou enlevés sur le territoire israélien par les terroristes du Hamas.
Choisir précisément cette date pour revendiquer l’action exceptionnelle de la France en faveur de « la cause palestinienne » produit un renversement moral profondément choquant.
Le jour où des Israéliens et des ressortissants étrangers, parmi lesquels des Français, ont été massacrés ne peut devenir le point de départ valorisant d’un bilan diplomatique consacré à une autre cause. Une telle formulation relègue symboliquement les victimes du 7 octobre au second plan et transforme le crime qui a déclenché la guerre en simple prélude aux événements qui l’ont suivi.
L’Observatoire Juif de France ne conteste ni la nécessité de venir en aide aux populations civiles palestiniennes ni la légitimité de rechercher une solution politique garantissant la paix et la sécurité des deux peuples.
Mais les mots ont un sens, plus encore lorsqu’ils sont prononcés par le chef de la diplomatie française.
Jean-Noël Barrot aurait pu évoquer « l’aide apportée aux civils palestiniens depuis le déclenchement de la guerre » ou « l’engagement de la France en faveur d’une solution à deux États ». Il a choisi de parler de « la cause palestinienne depuis le 7 octobre ».
Cette formulation ne peut être considérée comme anodine. Elle intervient après une succession de prises de position, de pressions et de menaces de sanctions visant Israël, qui donnent le sentiment d’une diplomatie française de plus en plus déséquilibrée.
L’Observatoire Juif de France demande solennellement à Jean-Noël Barrot de clarifier et de rectifier publiquement ses propos.
Le 7 octobre ne doit jamais être réduit à une date servant de point de départ à la valorisation d’une politique diplomatique. Il doit rester inscrit dans la mémoire collective pour ce qu’il fut : un massacre terroriste et antisémite dont la responsabilité incombe au Hamas.
Soutenir les civils palestiniens ne doit jamais conduire à effacer la chronologie, à inverser les responsabilités ou à reléguer les victimes israéliennes dans l’ombre.
La diplomatie française doit servir la paix sans sacrifier la vérité, la mémoire et la justice.
René Lévy
Président de l’Observatoire Juif de France
Contact presse : contact@ojfrance.fr
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