À la mémoire des nôtres qui ne sont plus là. On ne peut oublier, on n’oubliera pas. Je demande à tous les antisémites de dégager de ce post que je dédie à la mémoire de mon Papa et de sa famille.

Publié par Observatoire Juif de France le

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À la mémoire des nôtres qui ne sont plus là. On ne peut oublier, on n’oubliera pas. Je demande à tous les antisémites de dégager de ce post que je dédie à la mémoire de mon Papa et de sa famille | Charly Kagan


Pour ceux qui n’ont pas branché, qui ne se sont pas rebellés.  Pour ceux qui ont marché pieds nus dans le froid perdu, sans se retourner. Pour ceux qui ont essayé de s’enfuir malgré les barbelés. Pour ceux qui ont perdu leurs enfants, leurs femmes, leurs parents. Pour ceux qu’on n’a pas entendu pleurer la nuit et qui n’avaient pas le droit de parler le jour.  Pour ceux qui hurlent encore du fin fond des fous.Pour ceux qui ont crevé de faim, bafoué, humilié, torturé.  On n’oublie pas, on n’oublie pas, même quand le monde détourne les pas.  Ils sont là dans nos voix, dans nos combats. On est debout et on ne pliera pas. Pour ceux qui ont eu les mains brisées à ne plus pouvoir jouer Bach, Beethoven, Mozart. Des mains brisées à ne plus pouvoir écrire ni dessiner. Pour ceux qui avaient du talent, du savoir, de la connaissance et qu’on a lobotomisé. Pour ceux qui portent des numéros sur leur peau.  Pour ceux qu’on a jetés dans une chambre hermétique. Qu’on a douchés de gaz toxique.  On n’oublie pas, on n’oublie pas, même quand le monde détourne les pas. Ils sont là dans nos voix, dans nos combats.On est debout et on ne pliera pas. Pour ceux qui ont perdu leur statut, leur dignité. Pour ceux qu’on a dépouillés, dépossédés.Pour ceux qui craquaient, affolés, effrayés. Ou cherchaient à s’effacer. Dans des granges, dans des forêts, dans des caves à ne plus respirer. Pour ceux qui ont eu le courage de les cacher au détriment de leur vie. Pour ceux qui n’avaient pas de patrie, pas de pays. Pour ceux qu’on regarde encore du doigt, pour en avoir un, enfin. On n’oublie pas, on n’oublie pas, même quand le monde détourne les pas. Ils sont là dans nos voix, dans nos combats.  On est debout et on ne pliera pas. Quand leurs yeux exprimaient du dégoût. Quand leurs molars atterrissaient sur leurs joues. Quand leurs bottes fracassaient des crânes.Quand leur haine arrachait des dents à des vivants. Quand ils violaient les femmes, maltraitaient les enfants. Quand ils enterraient des tas d’os dans des fosses. Quand mon cœur bat à cet instant pour ces quelques phrases. Quand j’ai la nausée de voir apparaître devant moi ces images. On n’oublie pas, on n’oublie pas, même quand le monde détourne les pas. Ils sont là dans nos voix, dans nos combats. On est debout et on ne pliera pas. Quand je porte mon étoile jaune devenue bleue.Quand je pleure encore des cris silencieux. Quand je n’ai ni envie de pardonner, ni d’oublier, ni de me taire.  Quand je suis debout, digne et fière.

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