Communiqué

Israël, l’Iran et la légitime défense : assez de contresens sur le droit international

Israël, l’Iran et la légitime défense : assez de contresens sur le droit international

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Israël, l’Iran et la légitime défense : assez de contresens sur le droit international. À force de brandir le “droit international” contre Israël sans même en respecter les principes élémentaires, certains responsables européens et nombre de médias ne défendent plus le droit : ils le caricaturent. La Charte des Nations Unies reconnaît le droit de légitime défense en cas d’agression armée, y compris lorsque celle-ci est menée directement ou par l’intermédiaire de groupes armés imputables à un État. Depuis plusieurs jours, certains médias et plusieurs responsables européens répètent, sur un mode quasi mécanique, qu’Israël violerait “le droit international”. Cette affirmation générale, lancée sans rigueur et sans examen sérieux des textes applicables, est juridiquement fausse. Le droit international ne se résume pas à l’interdiction de l’usage de la force. Il reconnaît aussi expressément, à l’article 51 de la Charte des Nations Unies, le droit naturel de légitime défense en cas d’agression armée. Oublier ce principe fondamental, ou faire semblant de l’ignorer, revient non pas à défendre le droit, mais à le déformer. Il est d’autant plus choquant d’entendre certains responsables politiques européens dénoncer avec aplomb une prétendue violation israélienne du droit international, alors même que l’Iran menace ouvertement Israël, soutient, arme, finance et encourage des groupes armés qui frappent ou tentent de frapper l’État hébreu. Le droit international positif n’ignore pas cette réalité : il prend en compte non seulement les attaques directes, mais également les agressions indirectes menées par l’intermédiaire de groupes armés, troupes irrégulières ou proxys, lorsqu’ils agissent pour le compte d’un État ou sous son contrôle. Il faut donc rappeler une évidence que beaucoup feignent aujourd’hui d’ignorer : un État qui se défend n’est pas, par définition, un État agresseur. Lorsqu’un État est visé par une agression armée, directe ou imputable, la légitime défense n’est pas une faveur politique ; c’est un droit reconnu par la Charte des Nations Unies elle-même. Soyons clairs : cela ne signifie pas que toute opération militaire serait automatiquement licite en toute circonstance. Le droit international impose des exigences de nécessité et de proportionnalité. Mais le débat sérieux porte sur les modalités concrètes de certaines opérations, non sur la négation pure et simple du droit d’Israël à se défendre. C’est précisément là que se situe le contresens majeur de nombreuses prises de parole européennes. Accuser Israël de violer “le droit international” de manière globale et indifférenciée est une affirmation juridiquement erronée, politiquement orientée et intellectuellement malhonnête. Une telle présentation efface délibérément l’agression subie, occulte la question des proxys armés, et transforme le droit en instrument rhétorique. Comment un ancien Premier ministre et ancien ministre des Affaires étrangères, en l’occurrence Monsieur Dominique de Villepin, peut-il encore accuser Israël de violer le droit international, alors même que le droit de légitime défense en cas d’agression armée est expressément reconnu par la Charte des Nations Unies ? La question mérite d’être posée. Sa haine d’Israël depuis toujours l’emporte sur la raison. Nous refusons que le droit international soit invoqué à sens unique, au gré des préférences idéologiques ou des commodités diplomatiques. Le droit interdit l’agression, mais il protège aussi la légitime défense. Il n’autorise ni l’aveuglement volontaire, ni le deux poids deux mesures, ni les simplifications militantes. En définitive, ce n’est pas le droit international qui est en cause, mais l’usage dévoyé qui en est fait dans le débat public européen. Rappeler qu’Israël dispose, comme tout État, d’un droit de légitime défense lorsque les conditions en sont réunies, ce n’est pas faire de la politique : c’est simplement rappeler le droit.

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